SAINT AUGUSTIN

Augustin d’Hippone ou saint Augustin, né en Algérie en 354 et mort en 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie)

« Tard je t’ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t’ai aimée ! mais quoi ! Tu étais au-dedans de moi et j’étais, moi, en dehors de moi-même ! Et c’est au dehors que je te cherchais ; je me ruais dans ma laideur sur la grâce de tes créatures. Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi, retenu loin de toi par ces choses qui ne seraient point, si elles n’étaient en toi. Tu m’as appelé et ton cri a forcé ma surdité ; tu as brillé et ton éclat a chassé ma cécité ; tu as exhalé ton parfum, je l’ai respiré et voici que pour toi je soupire ; je t’ai goûtée et j’ai faim de toi, soif de toi ; tu m’as touché et j’ai brulé d’ardeur pour la paix que tu donnes.»
— Confessions L.X, XXVII, 38

« Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui a perdu sa passion.»

« S’il t’advient de dire : « Cela suffit, je suis parvenu à la perfection », tout est perdu. Car c’est la fonction de la perfection de nous faire connaître notre imperfection.»

« Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne m’interroge, je le sais ; si je veux répondre à cette demande, je l’ignore. Et pourtant j’affirme hardiment, que si rien ne passait, il n’y aurait point de temps passé ; que si rien n’advenait, il n’y aurait point de temps à venir, et que si rien n’était, il n’y aurait point de temps présent. Or, ces deux temps, le passé et l’avenir, comment sont-ils, puisque le passé n’est plus, et que l’avenir n’est pas encore ? Pour le présent, s’il était toujours présent sans voler au passé, il ne serait plus temps ; il serait l’éternité. Si donc le présent, pour être temps, doit s’en aller en passé, comment pouvons-nous dire qu’une chose soit, qui ne peut être qu’à la condition de n’être plus ? Et peut-on dire, en vérité, que le temps soit, sinon parce qu’il tend à n’être pas ?
— Confessions, Livre XI, chapitre 14

« Mais peut être on pourrait dire avec vérité qu’il y a trois temps le présent des choses passées le présent des choses présentes et le présent des choses futures.»

« La mesure de l’amour c’est d’aimer sans mesure.»

«Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es désormais partout où nous sommes».

«Il ne faut pas perdre l’utilité de son malheur».

«Avance sur ta route, car elle n’existe que par ta marche». »

«Je m’endormis, et à mon réveil trouvais que ma difficulté avait beaucoup perdu de sa violence.»

«L’homme aime tellement la vérité que lorsqu’il croit quelque chose qui n’est pas la vérité, il se persuade par n’importe quel moyen que cette chose est la vérité».

«Qu’est-ce que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais. Si je veux l’expliquer à qui me le demande, je ne le sais plus».
(Confessions, XI, XIV)

«Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais pas déjà trouvé».
(Formulation attribuée également à Blaise Pascal)

«Si je me trompe, je suis. Car celui qui n’est pas ne peut être  trompé».

«Celui qui se perd dans sa passion perd moins que celui qui perd sa passion».

«Nous qui sommes nés et qui avons passé  notre adolescence au milieu des terres, nous nous sommes fait  une idée de la mer à la seule vue d’un peu d’eau dans une petite coupe».
[Anthologie maghrébine, Lettre à  Nébride]

Le cadre historique après le sac de Rome (Article du journal Le Monde) :

Réinventer le monde après la catastrophe : au Ve siècle, Rome n’est plus, vive la cité céleste !

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