MERLEAU-PONTY Maurice

[1908-1961]

Après des études secondaires au Havre, Maurice Merleau-Ponty entre au lycée Janson-de-Sailly puis à Louis-le-Grand à Paris. De 1926 à 1930, il est élève à l’Ecole Normale Supérieure, où il a J-Paul Sartre pour condisciple, avant d’être reçu à l’agrégation de philosophie. Officier en 1939-1940, il obtient le titre de docteur en lettres et publie deux ouvrages qui le distinguent : ‘La Structure du comportement’ (1942) et ‘La Phénoménologie de la Perception’ (1945). Il fonde avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, la revue ‘Les Temps modernes’, qu’il quittera en 1951. Nommé professeur à la Sorbonne en 1949, il est élu au Collège de France en 1952. ‘Signes’ paraît en 1960. Maurice Merleau-Ponty meurt brutalement en 1961, à sa table de travail, à l’âge de 53 ans. ‘Le visible et l’invisible’ est édité à titre posthume en 1964

« La religion fait partie de la culture, non comme dogme, ni même comme croyance, comme cri. »
— Sens et non sens

« L’homme « sain » n’est pas tant celui qui a éliminé de lui-même les contradictions : c’est celui qui les utilise et les entraîne dans son travail. »
— Signes

« On ne peut être juste tout seul, à l’être tout seul on cesse de l’être. »
— Eloge de la philosophie

« La philosophie n’est pas une illusion : elle est l’algèbre de l’histoire. »
— Ibid.

« Il n’y a dans le visible que les ruines de l’esprit. »
— Le visible et l’invisible

« La pensée n’est rien d’intérieur, elle n’existe pas hors du monde et hors des mots. »
« La parole n’est pas le « signe » de la pensée » .
« La parole et la pensée sont enveloppées l’une dans l’autre, le sens est pris dans la parole et la parole est l’existence extérieure du signe ».
« La pensée n’est rien d’« intérieur », elle n’existe pas hors du monde et hors des mots. Ce qui nous trompe là-dessus, ce qui nous fait croire à une pensée qui existerait pour soi avant l’expression, ce sont les pensées déjà constituées et déjà exprimées que nous pouvons rappeler à nous silencieusement et par lesquelles nous nous donnons l’illusion d’une vie intérieure. Mais en réalité ce silence prétendu est bruissant de paroles, cette vie intérieure est un langage intérieur. La pensée « pure » se réduit à un certain vide de la conscience, à un vœu instantané. L’intention significative nouvelle ne se connaît elle-même qu’en se recouvrant de significations déjà disponibles, résultat d’actes d’expression antérieurs. Les significations disponibles s’entrelacent soudain selon une loi inconnue, et une fois pour toutes un nouvel être culturel a commencé d’exister. La pensée et l’expression se constituent donc simultanément.»
— Phénoménologie de la perception

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