JAURÈS Jean

[1859-1914]

Jean Jaurès« Un jour viendra peut-être où nous serons abattus précisément par un de ceux que nous voulons affranchir. C’est du même peuple souffrant que sortent, selon le vent qui souffle, les violences des révolutions ou les violences des réactions, et la même mer, brisant les navires qui se combattent, en a plus d’une fois réconcilié les débris dans ses profondeurs. Qu’importe après tout ! L’essentiel n’est pas qu’à travers les innombrables accidents de la vie nous soyons épargnés par la faveur des hommes ou par la grâce des choses ; l’essentiel est que nous agissions selon notre idéal, que nous donnions notre force d’un jour à ce que nous croyons la justice, et que nous fassions oeuvre d’hommes en attendant d’être couchés à jamais dans le silence de la nuit
— Jean Jaurès – à la tribune de l’assemblée nationale – 24/25 Oct. 1895

Les progrès de l’humanité se mesurent aux concessions  que la folie des sages fait  à la sagesse des fous.

Le courage, c’est de comprendre  sa propre vie… Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille… Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre  le réel.

L’histoire  enseigne aux hommes la difficulté  des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible  espoir.

Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots.

C’est qu’au fond, il n’y a qu’une seule race  : l’humanité.

Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance  inébranlable  pour l’avenir.

C’est en allant vers la mer  que le fleuve reste fidèle à sa source.

La plus perfide manœuvre des ennemis de l’école publique, c’est de la rappeler à ce qu’ils appellent la neutralité et de la condamner par là à n’avoir ni doctrine, ni pensée, ni efficacité intellectuelle et morale. En fait, il n’y a que le néant qui soit neutre.

[Cité par Jean-Louis Auduc – In : Agir en fonctionnaire de l’Etat • Hachette 2011]

En France, on fait  sa première communion  pour en  finir avec la religion ; on prend son baccalauréat  pour en  finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l’amour… et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
[In : L’armée nouvelle]

On n’enseigne pas ce que l’on sait ou ce que l’on croit savoir : on n’enseigne et on ne peut enseigner  que ce que l’on est.
[In : L’esprit du socialisme]

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