BÉART Guy

IL Y A SI LONGTEMPS QUE JE RODE

J’ai dormi sur n’importe quoi
La plume le fer ou le bois
Ta peau n’était pas la plus chaude
Il y a si longtemps que je rôde
Depuis je ne dors que sur toi

J’ai chanté pour n’importe qui
Musique de jour ou de nuit
Ta voix n’était pas la plus chaude
Il y a si longtemps que je rôde
Depuis je ne chante que pour toi

J’ai navigué mon corps par-ci
Je l’ai baigné par-là aussi
Ton eau n’était pas la plus chaude
Il y a si longtemps que je rôde
Depuis je ne plonge qu’en toi

Je n’ai jamais su si j’aimais
Le saurai-je un jour ou jamais
Ta main n’était pas la plus chaude
Il y a si longtemps que je rôde
Depuis je ne tiens plus qu’à toi
Depuis je ne dors que sur toi
Depuis je ne chante que pour toi.

DEMAIN JE RECOMMENCE

Petit а petit tout s’effiloche
Tout finit
Je ne reçois plus que des taloches
De la vie
J’ai le cœur qui fait la gueule
Mais je pédale encor tout seul
Je me retrouve au fond de l’eau
A vélo

J’ai sonné portes et portes
Téléphones
Pour moi les saisons sont mortes
Plus personne
Quand je fais la queue je suis tranquille
Je choisis la mauvaise file
Comme ça j’ai à faire j’attends
J’ai tout le temps

Mais demain je recommence
Mais demain
Je vais retrouver ma chance
C’est certain
J’ai gardé comme une flamme
Qui éclaire un peu mon âme
J’ai craqué une allumette
Dans ma tête

Adieu ma chance
Adieu destin
Je recommence
Et demain reviendra le matin

Je ne suis plus depuis une paye
Dans le coup
Toutes ces pubs quand je me réveille
Ça me rend fou
Je ne sais plus ce qui se trafique
En politique en musique
Les nouvelles en mal en bien
Ça me dit rien

Je n’ai plus de pinces de rechange
Pour rouler
Maintenant tout le temps ça change
C’est le progrès
Je l’ai cassée ma courroie
Mon Klaxon reste sans voix
Je n’ai même plus ma voie de garage
Au chômage

Mais demain je recommence
Mais demain
Je repars en ambulance
A Cochin
Ils vont me guérir bien vite
Après quoi je prendrai la lutte
A pied à cheval а bécane
A Sainte Anne

Adieu ma chance
Adieu destin
Je recommence
Et demain reviendra le matin

Je ne vous entends plus mes proches
Mes copains
Vous avez vos femmes vos mioches
Je le sais bien
Je ne vous entends plus les gars
Dans ma tête y a du dégât
Vous ne me reconnaissez plus
C’est bien vu

Où es-tu ma douce ma belle
Reviens-moi
Toi qui me donnais des ailes
Autrefois
Mon cœur est cuit désormais
Après toi je peux plus aimer
Je vais tirer un coup en l’air
C’est moins cher

Mais demain je recommence
Mais demain
Je retrouverai la romance
Les câlins
Il fera chaud en plein décembre
Une fille dans ma chambre
Un lit à deux jamais froid
Bien étroit

Bonjour ma chance
Bonjour destin
Je recommence
Et demain reviendra le matin

Mais demain je recommence
Mais demain
Je vais retrouver ma chance
C’est certain
J’ai gardé comme une flamme
Qui éclaire un peu mon âme
J’ai craqué une allumette
Dans ma tête

CE N’EST JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS…

Ce n’est jamais, jamais, jamais pendant
C’est après que ça se passe
Les regrets vous entrent, rentrent dedans
Après que le fil se casse
Sur le moment on est abasourdi
On se dit « Quoi ? », on se dit, on se dit
« Je ne sais pas ce qui m’arrive à moi
J’ai trop chaud, j’ai froid
Qu’est-ce donc qui m’éveille ainsi autant
Et pourquoi soudain ce cœur battant ? »
Je me retourne encore dans mon lit
Ta place a fait ce pli

Ce n’est jamais, jamais, jamais pendant
C’est après que ça se passe
Mon Dieu, que c’était, c’était imprudent

De changer ainsi de place
Ah, si l’on avait su, l’on avait su
On aurait gardé notre coin perdu
Tous ces voyages que l’on s’est permis
Et tous ces amis
Qui prenaient tant de mots, tant de regards
Et quand je t’ai conduite à la gare
On était libres tous deux, c’est sûr
Pourquoi cette blessure ?

Ce n’est jamais, jamais, jamais pendant
C’est après que ça se passe
Qui est le vainqueur, qui est le perdant ?
On en a perdu la trace
Qui est parti et parti le premier ?
Qui a couru après dans l’escalier ?
Qui a marché et qui est revenu ?
Ça ne compte plus

Qui a fait mal et qui a trop souffert ?
Que m’importe, tout va de travers
Et l’enfant, l’enfant que tu aimais
Qui n’arrivera jamais

Ce n’est jamais, jamais, jamais pendant
C’est après que ça se passe
L’amour, la vie, tout devient évident
La brûlure est là, vivace
On s’appelle, on se dit « Allô, allô »
Souviens-toi du dimanche au bord de l’eau
De cette foire où tu as pris la fuite
Tout près du grand huit
Tu riais, tu riais aux grand éclats
Je regardais ailleurs ce jour-là
Et j’ai beau regarder aujourd’hui
Je ne vois que la nuit

Ce n’est jamais, jamais, jamais pendant
C’est après que ça se passe
On n’a rien senti pendant l’accident
Rien senti de la menace
On s’est dit au revoir en souriant
Copain-copain, tranquilles, insouciants
Je t’ai serrée un peu entre mes bras
On s’appellera
Ce prochain rendez-vous, manqué, grippé
Le veux-tu ? On va le rattraper
Tout cela vient trop tard, vient trop tard
Il est minuit et quart.

PLUS JAMAIS

Quelle est cette nuit dans le jour ?
Quel est dans le bruit ce silence ?
Mon jour est parti pour toujours
Ma voix ne charme que l’absence
Tu ne me diras pas « Bonjour » {x3}

Plus jamais de chambre pour nous
Plus jamais
Ni de baisers à perdre haleine
Et plus jamais de rendez-vous
D’une heure à peine
Où reposer à tes genoux
Plus jamais,
C’est dit,
C’est fini
Plus jamais
Plus de pas unis, plus de nombre
Plus de toit secret, plus de nid
Où passe et sombre
L’instant que l’amour a béni

Pourquoi le temps des souvenirs
Doit-il me causer tant de peine ?
Et pourquoi le temps du plaisir
M’apporte-t-il si lourdes chaînes ?
Que je ne puis les soutenir {x3}

Plus jamais de chambre pour nous
Plus jamais
Ni de baisers à perdre haleine
Et plus jamais de rendez-vous
D’une heure à peine
Où reposer à tes genoux

Plus jamais,
C’est dit,
C’est fini
Plus jamais
Plus de pas unis, plus de nombre
Plus de toit secret, plus de nid
Où passe et sombre
L’instant que l’amour a béni

Rivage, oh ! Rivage où j’aimais
Aborder le bleu de ton ombre
Rives de novembre et de mai
Où l’amour faisait sa pénombre
Je ne vous verrai plus jamais {x3}

Plus jamais de chambre pour nous
Plus jamais
Ni de baisers à perdre haleine
Et plus jamais de rendez-vous
D’une heure à peine
Où reposer à tes genoux.

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