AUDIARD Michel

[1920-1985]

– J’ai bon caractère, mais j’ai le glaive vengeur et le bras séculier. L’aigle va fondre sur la vieille buse.
– C’est chouette, ça, comme métaphore.
– C’est pas une métaphore, c’est une périphrase.
– Oh, fais pas chier !
– Ça, c’est une métaphore.
— Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, 1968

La justice, c’est comme la sainte vierge, si on la voit pas de temps en temps, le doute s’installe.
[In : Pile ou Face]

Dans la vie, il faut toujours se fier aux apparences. Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canard, c’est un canard. Et c’est vrai aussi pour les petits merdeux.
— Les vieux de la vieille, 1960

Faut pas parler aux cons, ça les instruit.
— Source ? 

Quand on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner.
— Le Pacha

On n’emmène pas de saucisses quand on va à Francfort.
— Ibid

Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche.
— Un taxi pour Tobrouk

A la guerre, on devrait toujours tuer les gens avant de les connaitre.
— Ibid

Le piano, c’est l’accordéon du riche.
— Les tontons flingueurs

Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnait.
— Ibid

Les conneries, c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer.

Heureux soient les fêlés parce qu’ils laissent passer la lumière.

La sincérité dénote souvent un manque d’imagination.

Si vous souhaitez relire quelques scènes «mythiques» dialoguées par Michel AUDIARD, cliquez ici.

•••

Raoul Volfoni
– Non mais t’as déjà vu ça ? en pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues j’les soigne, j’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Au 4 coins d’Paris qu’on va l’retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile…
— Les tontons flingueurs

Raoul Volfoni
– Mais y connaît pas Raoul ce mec. Y va avoir un reveil pénible. J’ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter qu’le sang coule mais maint’nant c’est fini ! Je vais l’travailler en férocité ! l’faire marcher à coup d’latte, à ma pogne je veux l’voir ! et j’vous promets qui demandera pardon ! et au garde-à-vous !
— Ibid

Fernand Naudin
– Patricia, mon petit… Je voudrais pas te paraitre vieux jeu ni encore moins grossier. L’homme de la Pampa parfois rude reste toujours courtois mais la vérité m’oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menu !
— Ibid

Raoul Volfoni
-Alors, y dors le gros con ? Ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. J’vais l’renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux.
— Ibid

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